Opéra en trois actes
Musique de Giacomo Puccini
Livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica d’après le drame de Victorien Sardou

Direction musicale : Amaury du Closel
Mise en scène : Pierre Thirion-Vallet
Décors : Frank Aracil
Costumes : Véronique Henriot et Charlotte Richard
Lumières : Véronique Marsy
Maquillages et coiffures : Agnès Bayard-Massot
Surtitrage : David M. Dufort
Chef de chant : Daniel Navia
Floria Tosca : Noriko Urata
Mario Cavaradossi : Norbert Xerri
Baron Scarpia : Jean Vendassi / Pierre-Yves Pruvot
Cesare Angelotti : Ronan Airault
Le Sacristain et un geôlier : Hyalmar Mitrotti
Spoletta : François Lilamand
Sciarrone : Guilhem Souyri

Orchestre et Chœur Opéra Nomade

Coproduction Opéra Nomade / Centre lyrique Clermont-Auvergne

Tournée nationale : Saint Maur (création en novembre 2012), Béziers, Voiron, Neuilly sur Seine, Romans, Arcachon, Narbonne, Clermont-Ferrand, Périgueux, Niort, Nevers, Meaux, Albi, Perpignan,…

 


Intention de mise en scène

Dès les premiers accords d’une violence acérée, Puccini frappe les esprits. Coups de canon, de poignard ou de foudre ? Très certainement, la marque de Scarpia et le signe avant-coureur de sa victoire finale, car la force animale du dictateur vaincra Floria qui se suicidera après l’avoir poignardé certes mais aussi après avoir malgré elle provoqué l’exécution de son amant Mario. Ainsi, nos trois héros disparaissent tous de mort violente et ce qui aurait pu n’être qu’une banale histoire mêlant politique et religion, s’avère toucher le coeur d’une femme, la poussant au meurtre pour sauver son amour et sa vie. Si elle révèle son courage dans une première situation extrême – la confrontation avec Scarpia – elle accède au statut d’héroïne tragique dans cet ultime moment où elle choisit sa mort, en être libre et passionné, vierge de toute compromission. Un être d’exception. L’opéra ne porte-t-il pas son nom ?
Nous nous placerons dans les années 1950, période encore riche en dictatures. Costumes et décors ne mentiront pas, suggérant l’atmosphère recueillie de l’Église Sant’ Andrea della Valle puis le lugubre bureau de Scarpia au Palais Farnese, murs tapissés de plans géants de la ville enfin la terrasse du Château Saint-Ange qui porte bien son nom pour illustrer l’ultime départ des deux âmes les plus pures de cet opéra de la mort, du sang et de la passion. Scarpia et ses sbires aux allures de corbeaux seront traités dans des teintes sombres accentuant leur caractère glaçant, tandis qu’aux deux artistes Floria et Mario seront réservés des tissus de texture naturelle et de couleurs claires voire flamboyantes, en particulier pour la robe de concert de l’acte II, toute de royale féminité. Au final, Scarpia vaincra, mais qu’aura-t-il obtenu sinon le néant ? Une bonne leçon à faire méditer à tout apprenti dictateur.

 


La Presse

 


Photos


Photos de Ludovic Combe