Opéra en quatre parties
Musique de Giuseppe Verdi
Livret de Francesco Maria Piave d’après Alexandre Dumas-fils

Direction musicale : Amaury du Closel
Mise en scène : Pierre Thirion-Vallet
Décor : Frank Aracil
Costumes : Véronique Henriot et l’Atelier du Centre lyrique
Lumières : Véronique Marsy
Surtitrage : David M. Dufort
Chef de chant : Daniel Navia
Violetta : Alice Gulipian / Noriko Urata
Alfredo : Sean Roh
Germont : Matthieu Lécroart
Flora : Agnès Loyer
Gaston : François Lilamand
Baron Douphol : Ronan Airault
Marquis d’Aubigny : Samuel le Bigot
Annina : Jenny Daviet / Camille Slosse
Le médecin : Hyalmar Mitrotti
Invités : Marie Bretel, Aurélie Ligerot,
Emmanuelle Monier, Antonine Bon,
Franck Giraud, Pablo Ramos Monroy

Orchestre Opéra Nomade

Coproduction Opéra Nomade / Centre lyrique Clermont-Auvergne / Théâtre de Saint-Maur-des-Fossés

Tournée nationale : St Maur (création en janvier 2011), Clermont-Ferrand, Nevers, Voiron, Romans, Roissy, Corbeil-Essonne, Béziers, Arcachon, Périgueux, Narbonne, Dôle, Roubaix, Compiègne, Les Sables d’Olonne, Cannes, Neuilly sur Seine, Abbeville…

 


Intention de mise en scène

Amore e morte, amour et mort, tel était le premier titre choisi par Verdi, et ces deux pierres de touche de notre existence seront celles d’une mise en scène conçue comme un huis-clos où se débattra avec acharnement une dévoyée, seule personne réellement vivante, assistant impuissante à sa condamnation. Une grande pièce aux murs gris démesurés, une seule porte, seule issue, et une foule, toute de noir vêtue, réunie pour cette fête morbide – la prochaine mise à mort d’une créature engendrée par la société et qui croit pouvoir prendre sa liberté. La maladie et la mort lui rappelleront que ce n’est pas elle qui décide de son sort. Pauvre Violetta qui dans la déchéance trouvera le salut et son ultime victoire malgré tout car Alfredo sera à elle pour l’éternité.

On se placera dans cette fin de 19ème siècle étouffant sous les parfums lourds des convenances et Violetta passera du très corseté costume de demi-mondaine au dénuement quasi complet du dernier acte, en passant par le rêve éphémère et fleuri d’une possible vie normale à la campagne, le plus loin possible de ceux qui l’ont créée…Mais peut-on échapper à son destin ?

Le traitement des maquillages, des coiffures, le choix des tissus et des lumières, respecteront une palette résolument réduite afin d’accentuer la cruauté d’une pièce où le drame humain est mis à nu. Il ne faut pas se tromper et aller derrière les rythmes à trois temps entêtants de Verdi, chercher les aspérités de situations théâtrales vraies. Cet opéra du sacrifice est aussi celui de la solitude d’une femme et de tout être humain face à l’arbitraire. Que l’amour soit ici un prétexte importe peu, il s’agit avant tout de mettre en scène la lutte désespérée d’une héroïne étonnamment proche de nous.

 


La Presse

 


Photos


Photos de Marie Juillard