Chinoiserie musicale en un acte
Musique de Jacques Offenbach
Livret Ludovic Halévy

Adaptation, mise en scène et lumières : Pierre Thirion-Vallet
Décor : Frank Aracil
Costumes : Atelier du Centre lyrique
Fé-ni-han : Dominique Desmons
Ké-ki-ka-ko : Sébastien Lagrave
Ko-ko-ri-ko : Pierre Villa-Loumagne
Fé-an-nich-ton : Agnès Amati

Piano : Philippe Marty

Production du Centre lyrique d’Auvergne dans le cadre de sa mission de Diffusion lyrique régionale soutenue par le Conseil régional d’Auvergne.

Tournée régionale et nationale : Néris les Bains (création en septembre 2006), Blanzat, Clermont-Ferrand, Lempdes, Aurillac, Saint-Pourçain, Ambert, Cournon d’Auvergne, Dijon, Semur en Auxois et Yzeure

 


Intention de mise en scène

« Mon rêve a toujours été de fonder une société d’assurances mutuelles contre l’ennui »
Donné lors de la soirée de réouverture du Théâtre des Bouffes-Parisiens, Ba-Ta-Clan est une opérette délirante qui fut portée aux nues dès sa création. La Gazette musicale de Paris témoigne : « Bataclan a fait rire depuis la première note jusqu’à la dernière. » Le musicien a tiré le meilleur parti du « quatuor chinois » qu’Halévy a écrit en charabia, il a mêlé le choral des Huguenots à sa musique et magistralement parodié les duos des opéras italiens. Surtout, avec le chant du Bataclan, «Marseillaise d’un nouveau genre, où le cocasse atteint des proportions colossales», il a donné aux conjurés un air «tellement enlevant, tellement empoignant que dès que je l’entends, je le chante moi-même contre moi-même », avoue Fé-Ni-Han, pathétique souverain personnage central de la pièce. Le Bataclan vaut ici comme métaphore de la musique d’Offenbach. À l’instar des trompettes qui firent tomber les murs de Jéricho, il est ce par quoi la comédie du pouvoir est percée, les réalités mises à nu et les faux-semblants démasqués. Une satire donc, perçue par des spectateurs qui n’auront guère le temps de réfléchir, emportés par la bouffonnerie du livret et l’entrain de la musique !

 


La presse

La Montagne

Pierre Thirion-Vallet qui tire les ficelles d’une mise en scène conduite à un train d’enfer, lui donne
un sérieux coup de main en jouant gagnante la carte bouffe et loufoque. Un feu d’artifice
d’irrésistibles cocasseries, de gags abracadabrants, d’extravagances et de pitreries saugrenues [...]
Dans le décor savoureusement exotico-burlesque et intimiste de Frank Aracil, le Centre lyrique
sable une cuvée Offenbach gouleyante, tonifiante, et dont la légère acidité d’intention s’avère être
pour une fois le meilleur des atouts. Il est même recommandé d’en abuser sans risque aucun pour
la santé du public.
Roland Duclos

Revue Opérette

Pierre Thirion-Vallet n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en adaptant ce Ba-ta-clan pour en
faire un spectacle délicieusement déjanté. Avec une mise en scène désinhibé et euphorique, il a su
retrouver l’esprit bateleur des tréteaux forains. Le pavillon chinois autour duquel tout gravite
prend lui-même des allures de théâtre de poupées, fascinante boîte à surprises d’où tout peut
surgir [...] On a rarement l’occasion de voir des chanteurs se mouvoir avec autant de grâce
jubilatoire. Leur engagement est total et véritablement euphorisant. L’extrême qualité des
costumes et des maquillages ajoutent au plaisir de l’œil [...] On tient là un spectacle de grande
qualité, réjouissant et poétique auquel le public, où les très jeunes étaient présents en nombre, a
réservé l’accueil mérité.
Gérard Loubinoux

Marie-Claire

Aux antipodes des spectacles indigestes, Ba-Ta-Clan assure au public de passer un agréable
moment. Pour l’occasion, légèreté et qualité se conjuguent parfaitement, et des scènes hors
d’Auvergne s’intéressent de près à cette nouvelle production !


Les photos

Photos de Ludovic Combe